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  • Jonathan Morin-Emond

HABILLEMENT HIVERNAL

C’est un fait bien connu: au Québec, nos hivers sont rigoureux ! Comme le dit François Pérusse « Plus y neige, plus y’a d’la neige! ». Cela dit, ce n’est pas une raison pour ne pas faire du sport à l’extérieur durant la saison hivernale !

Alexandre (et sa masse) au Mont Washington (crédit photo: Jonathan Morin-Emond)


C’est un fait bien connu: au Québec, nos hivers sont rigoureux ! Comme le dit François Pérusse « Plus y neige, plus y’a d’la neige ! ». Cela dit, ce n’est pas une raison pour ne pas faire du sport à l’extérieur durant la saison hivernale ! La clé : avoir un habillement adapté à l’activité pratiquée, à son intensité et finalement, aux conditions pour ne pas avoir trop chaud ni froid. Démystifions le tout avec Jonathan, accompagnateur des sorties en plein air Inspire A+ et le plus jeune québécois à avoir réalisé l’ascension du plus haut sommet au Canada, le mont Logan culminant à 5959 mètres.


« Mon premier truc : utilisez un système composé de différentes couches de vêtements qui se complèteront. Également, je vous encourage à expérimenter et à vous ajuster sur des sorties plus courtes à proximité de la maison. Vous pourrez ainsi mieux connaître votre tolérance au froid, vos préférences de vêtements techniques selon les conditions et mieux connaître leur confort et leurs limites ». C’est la fameuse technique d’habillement en pelures d’oignon ou encore en multicouche ! Car pour être confortable en hiver : « l’humidité ; ça, c’est non ! »


Première couche (couche de base)


Collée contre la peau, cette couche vise, en hiver, à conserver la chaleur tout en évacuant l’humidité. Elle doit donc être respirante et dans une fibre qui n’absorbera pas l’humidité (Ciao le coton !). Avec des températures plus fraîches, des sous-vêtements  longs (#combines) en fibre synthétique ou en laine de mérinos pour le haut et le bas du corps seront des vêtements de choix.



Deuxième couche (couche isolante)


Visant à poursuivre la mission de la couche de base, cette couche permettra de conserver davantage de chaleur en emprisonnantl’air entre ses fibres ce qui isolera le corps. Pour sa part, l’humidité continuera sa route vers l’extérieur. On favorisera donc une couche isolante appropriée à la température comme un chandail à manches longues, un polar ou un manteau isolé. Les options en fibre synthétique ou en duvet sont nombreuses et nous aborderons dans une prochaine capsule les différences entre les différents matériaux techniques afin de vous outiller pour mieux sélectionner vos vêtements techniques.


Troisième couche (couche de protection)


servant à protéger du vent et/ou des intempéries, tout en évacuant l’humidité vers l’extérieur, la couche de protection sera notre armure contre les éléments. Ainsi, le vent ne pourra pas venir nous «voler» notre chaleur corporelle ni les intempéries diminuer notre plaisir à jouer ou à s’entraîner dehors! Cela dit, toutes les couches de protections ne sont pas nées égales et un choix s’impose en fonction des conditions. Deux grandes catégories de coquilles s’offrent donc à nous pour compléter notre ensemble:


  • Coquilles souples (Softshell) : plus appropriées lorsque la météo collabore, les coquilles souples sont très polyvalentes, flexibles, perméables à l’air et permettent une grande liberté de mouvement tout étant hydrofuge et donc offrant une protection limitée aux intempéries. En raison de sa respirabilité nettement supérieure, il s’agit d’un vêtement de choix pour les activités aérobiques ou intenses. Par exemple, l’entraînement, la course, le ski de fond, mais aussi le vélo à pneus surdimensionnés, la raquette et la randonnée. À noter que certains modèles sont construits avec une membrane qui bloquera complètement le vent. Petits trucs de pro : vous pouvez aussi utiliser votre coquille souple en tant que couche isolante protégée ou comme couche de protection. Vous pouvez également la combiner avec une veste isolée sans manches par-dessus pour mieux isoler les organes vitaux et ainsi favoriser la circulation aux extrémités. 


  • Coquilles rigides (Hardshell) :Non, on ne parlera pas de coquillages ici! Plus appropriées aux conditions très venteuses, ou aux mauvaises conditions (pluie, neige, grésil, verglas…), les coquilles rigides offriront un maximum de protection à leur utilisatrice ou leur utilisateur. Ces manteaux sont composés d’une membrane imper-respirante comme le fameux GORE-TEX et permettent (dans une certaine limite) à la vapeur d’eau d’être évacuée. C’est la couche qui sera toujours «en surface» pour nous protéger tel un samouraï montagnard et nous garder au chaud, au sec et surtout bien protégédes éléments. 


En conclusion, comme toutes bonnes recettes préparées par Alexandre, les variations possibles sont nombreuses et nous l’avons mentionné, la clé est d’expérimenter! Afin d’approfondir le sujet, nous verrons dans les prochaines capsules l’importance de prendre en considération le refroidissement éolien ainsi que de bien comprendre ce phénomène. Nous nous intéresserons également à l’importance des accessoires (gants, tuques, bas, mitaines) pour des activités hivernales afin de profiter de nos sorties au maximum.


Et vous, quel habillement favorisez-vous pour vos activités hivernales?


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